Quelques grammes de beauté – 3

Encore un nouveau « tu », de retour vers les Halles. Un « tu » assise, tout simplement, au soleil. Un « tu » en grande conversation avec un jeune homme qui semblait avoir ton âge, vous étiez mignons, tous les deux ! Jeune couple formé, jeune couple en devenir, le saviez-vous vous-mêmes ? D’après ma maigre expérience en la matière, ce n’est pas aussi évident que ça en a l’air. Peut-être simplement deux amis du même âge qui profitaient ensemble du temps, celui qui passe tellement vite quand on est en bonne compagnie et celui qui ce jour-là réchauffait les corps et illuminait les cœurs.

De ton côté, tu nous laissais voir ta jambe gauche sur toute sa hauteur. J n’ai pas souvenir de la droite, elle ne devait pourtant pas être bien loin mais sans doute un peu moins visible. Il faut dire que je n’ai fait que passer, je ne me suis pas arrêté, notre destination n’était pas loin et les enfants étaient excités d’arriver bientôt ! Sur ton mollet, sur ton genou, sur ta cuisse, pas de place pour l’imagination : un Lycra noir, épais, sans aucune transparence. Mais ce que tu laissais voir en haut ne laissait aucun doute sur la nature de l’objet qui l’habillait. Enfin, si, un très léger : était-ce un bas simplement très épais, de l’ordre de 60 deniers, ou un bas de contention ? Difficile d’en être sûr sans poser la question, de toute façon la réponse ne me concerne pas. Ce qui est sûr, c’est que cette large bande de dentelle, que tu laissais ingénument voir aux croquants, désignait sans équivoque un bas autofixant. Merci à toi pour ce petit moment de poésie !



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