Fripe !

Photo de portants avec des vêtements dessus

Profitant d’un moment de temps libre, j’ai décidé de prendre sur moi et de partir en quête du Graal… non, pas lui, en quête, donc, de quelques vêtements pour moi. Mon rapport aux magasins de vêtements est plutôt simple et basique, finalement très… masculin, en fait : je regarde la taille dont j’ai besoin avant d’entrer dans le magasin — si je n’ai pas fait ce contrôle préalable, je n’entrerai même pas. Une fois dedans, je vais à l’endroit où je trouverai le vêtement en question, je le prends sur la pile, je paie et je sors. S’il n’est pas disponible, tant pis. Toucher, essayer, réfléchir, douter… non, tout ça, je ne connais pas : après tout, je sais ce que je cherche, je suis même entré dans ce magasin pour ça, il ne manquerait plus que ça, que j’aie besoin de me poser des questions1 quand je suis dedans !

En tout cas, ça, c’est en temps normal. Ma quête du jour n’entre pas dans ce cadre : à la base j’étais à la recherche d’une jupe un peu plus longue que celle que j’ai déjà, et dont je parlerai ici un de ces jours, je le sais, l’article est déjà rédigé. Et d’une robe dont je pense qu’elle irait bien avec mon Aguicheur. Tiens, lui aussi, il faudra que je vous en parle à l’occasion… ça devrait venir vite, sans doute avant la jupe ! Le tout doit être porté à la maison, les jours où je suis seul : la garde robe de ma chère et tendre est à sa taille à elle, ce qui veut dire qu’elle est trop petite pour moi, il me faut donc investir, mais sans y laisser ma chemise, celle-là j’en ai besoin les jours où je travaille sur site et où ce type de vêtements n’est pas une option…

Me voilà donc dans les friperies parisiennes. Une contrainte : je préfère éviter de devoir essayer, un reste de timidité mal placée m’empêche pour l’instant de l’envisager. Je recherche donc une jupe et / ou une robe, dont je connais la taille en 2 unités « standard »2, si tant est qu’un standard existe en la matière. Et là, d’une certaine manière, c’est le drame ! Le vestiaire masculin est ainsi fait que quand on cherche quelque-chose, on sait très vite si on va le trouver. Il me faut un pantalon ? Ok : un chino, un jean, un pantalon de sport ? Une fois cette question répondue, on est bon. Une chemise ? Plutôt décontractée ou formelle, près du corps ou large, et puis voilà. Mais là, je cherche une jupe… Savez-vous ce qui ressemble le moins à une jupe ? Une autre jupe, bien sûr ! La variété de coupes, de formes, de motifs, de tissus semble bien être infinie : kilt, crayon, portefeuille, évasée, près du corps ou plus large, mini (non !), aux genoux ou plus longue, en rose, en bleu, en vert, en noir, en tartan rouge, en tartan gris, bleue ou rouge à pois jaunes, jaune ou verte à rayures violettes, plissée ou droite, typée plutôt bureau, soirée formelle, soirée informelle…

Est-il utile de parler des robes…? Ça serait presque pire de ce côté ! Alors, pour ma jupe, mon exigence était d’avoir quelque-chose qui arrive autour genoux — ça me semble mieux avec les bas —, et sobre. Quant à la robe, j’ai finalement décidé de suivre le conseil de la grande Gabrielle : si je ne dois en avoir qu’une, que ce soit une petite robe noire. Enfin… « petite », mais qui descend quand même sous les genoux, j’y tiens, je n’ai pas envie de montrer le revers de mes bas à tous les chats de la maison quand je suis assis, on a sa pudeur, quand-même ! Sobre, là aussi, ce n’est pas pour une soirée de mariage ! Il m’a fallu 4 magasins pour arrêter ces décisions, heureusement que la zone en contient beaucoup ! Pour la robe, on ajoute bien sûr aux questions sur la forme de la jupe celles sur le corsage3 : type de manches, forme du décolleté, quel dos, quel système de fermeture, baleiné ou non…

J’en ai profité pour jeter un œil aux chaussures. La variété est grande, mais je sais ce que je cherche de ce côté : des escarpins Salomé à bout rond avec un talon pas trop haut et surtout pas trop fin — je n’ai jamais porté de talons plus hauts que les 2cm de mes chaussures de tango, je débute, après tout. Mais de toute façon, de ce côté, avant de trouver le modèle il me faut trouver la pointure, mes pieds ayant une longueur plutôt exceptionnelle pour des pieds de femme (du moins selon les fabricants de chaussures, je connais toutefois deux jeunes filles, dans la génération montante, dont la pointure est proche de la mienne, il faudra peut-être finir par s’adapter !). Du coup, pour la chaussure, je regarde mais sans me faire d’illusion, ça m’épargne des déconvenues ! Croyez-le ou non, je n’en ai pas trouvé.

Combien de magasins ai-je visité ? Quelques-uns, une petite dizaine peut-être. Suis-je rentré avec la robe et la jupe de mes rêves ? Non. Je commence à me dire que je vais peut-être les chercher sur Vinted… mais je ne suis pas rentré les mains vides pour autant : ma femme voulait, pour attirer la bonne fortune dans son commerce en devenir, investir dans le tout nouveau maneki-neko de Lego. J’ai peut-être quelques difficultés pour trouver une robes dans des friperies, mais pour les Lego, je suis imbattable4 !

  1. bien sûr, des questions autres que : « bon sang, où est-ce qu’ils ont pu foutre ce truc ? », mais quand celle-ci se produit elle n’est problématique que jusqu’à ce que je trouve un vendeur à qui poser la question… je suis un homme, mais je me soigne ! ↩︎
  2. plutôt L voire XL, ou 42, ne venez pas me parler de « taille 3 », par exemple ! ↩︎
  3. pour rappel, le corsage est la partie de la robe qui couvre le buste, il ne doit pas être confondu avec le corset qui est une pièce de lingerie ! ↩︎
  4. sauf qu’en le voyant elle m’a demandé si je pouvais le ramener : elle l’a déjà acheté… nous avons finalement décidé qu’au vu de notre situation actuelle, en avoir deux ne serait peut-être pas du luxe ! ↩︎


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