Sous le signe des bas – Partie 1

Photo noir et blanc d'une femme des années 50 montrant ses bas et ses jarretelles
Les images dans l'article sont celles de l'article d'origine tel que publié chez NylonPur, l'image d'illustration est tirée du web, j'ai juste vérifié que la date de prise de vue correspond à l'époque décrite ici. En plus, l'auteur original de ces lignes l'a aussi utilisée pour illustrer un de ses articles, je ne vois pas pourquoi je me priverais !

Histoire avec des hauts, mais surtout des bas

Toutes les anecdotes que vous allez lire dans ce récit sont absolument authentiques. C’est l’histoire d’une partie de ma vie, celle de mon côté fétichiste. Pour une majorité d’hommes, le bas est une parure qui sublime notre vision de la féminité. À tort, on pense que nous considérons les femmes comme des objets. Pour ma part, une femme qui porte des bas est une déesse qui mérite les attentions dues à son rang. Je vais vous parler de celles qui pour une raison ou une autre sont gravées dans ma mémoire. Elles n’ont qu’un seul point commun… elles portaient des bas.

Je suis né vers le début des années cinquante. Freud nous a dit que tout se jouait dans la prime enfance et d’après lui, tout est lié au comportement sexuel. Je ne m’en rappelle pas, mais je dois être tombé dans une corbeille pleine de bas et avoir trouvé cette sensation délicieuse, un peu comme Obélix, avec sa potion magique. De ce fait, les effets sont permanents chez moi. Me rappeler, quand, pour la première fois, je suis tombé en extase devant cette parure féminine m’est impossible. Il y a eu obligatoirement une première, elle reste sans doute enfouie dans un coin de mon cerveau et s’y trouve sans doute très bien. J’ai sûrement vu ma mère ou une de ses copines ajuster son bas, à l’époque cela se faisait tout naturellement, mais cela ne m’a pas marqué d’une manière particulière. Un de mes premiers souvenirs précis remonte au début des années soixante. Ma mère s’était liée d’amitié avec sa coiffeuse, une jeune fille au tournant de ses vingt ans. C’était le type même de la jeune fille jolie, nous dirions avec le charme de cette époque, qui écoutait Dalida ou Elvis Presley. Elle était venue passer un week-end chez nous et après le repas de midi exprima le désir de faire une petite sieste. À ce moment-là, j’étais dans sa (ma) chambre et je la vis remonter sa jupe pour ôter ses bas. Après toutes ces années, je me rappelle encore la couleur de l’élastique de ses jarretelles, elle était turquoise. Cette vision me laissa, sur le moment, un sentiment de plénitude pareil à celui que l’on a après avoir fait un très bon repas. Le soir, nous sortîmes pour aller manger dehors. Sur le chemin du restaurant, je marchais derrière elle, en regardant ses jambes et je revis la scène de l’après-midi en m’imaginant ce qu’il y avait sous sa jupe et en le sachant un peu aussi. Cette personne s’appelait Ingrid, je crois savoir qu’elle habite en Angleterre, a fondé une famille et doit bientôt avoir soixante ans, si ce n’est le cas. Peut-être qu’elle lira ces lignes et qu’elle porte toujours des bas. Allez savoir.

Je pense que cette petite aventure fut le détonateur de mes relations, toujours amicales, avec le Nylon. À l’école, dans un premier temps, mes relations avec Dupont De Nemours se limitèrent à admirer le produit de son invention sur les jambes de la maîtresse qui portait parfois des bas à couture. Elle ne s’est sans doute jamais doutée qu’une fois, j’ai employé des ruses de sioux pour contempler ce qui se passait sous sa jupe. Le spectacle fut réussi et j’en conserve un excellent souvenir, bien que très furtif. Un dimanche, alors que nous nous promenions en famille, une jeune femme sortit d’un café de campagne et descendit les quelques marches qui surplombaient la route. Soudain, l’ami des voyeurs, le vent, tira une petite rafale qui souleva les jupons de cette charmante apparition et me permit la vision d’une paire de jambes gainées de bas dont on apercevait le haut. Par la fenêtre ouverte du café, un juke-box débitait en tranches fines, au même moment, « L’école est finie » de Sheila. C’est vous dire que chaque fois que j’entends cette chanson, mes souvenirs ne vont pas vers la marchande de bonbons, mais vers un lieu qui fut le paradis pour un instant. Pour moi la cloche n’avait pas sonnée et l’école n’était pas finie. Cela aurait pu être regrettable, car mes camarades de classe féminines, à tour de rôle, se transformaient en grandes filles. Comment ? Mais en mettant des bas, tout simplement. J’ai encore le souvenir de voir les nouvelles converties arriver à l’école en ayant bien soin de faire voir le changement. Les pauvres qui étaient encore en socquettes regardaient tristement cette apparition en maudissant une mère qui ne comprenait rien à leurs misères.

J’étais encore dans la classe des 9-10 ans, là, il ne se passait pas grand-chose du côté des jambes de ces demoiselles, aucune n’avait encore revêtu l’apparat fatidique. Mais je me consolais autrement. Lorsque que nous allions tous à la récréation, celle-ci terminée, nous devions nous mettre en rang devant la porte d’entrée afin de regagner les classes qui se trouvaient au premier étage, les plus âgés devant. J’avais repéré, chez les plus grandes, une fille qui portait des bas. Quand nous montions les escaliers, après la première série de marches, ceux-ci faisaient un demi-tour pour accéder au premier étage. Je m’arrangeais toujours pour être du bon côté, c’est à dire d’avoir avec un peu de chance, la fameuse fille juste au dessus de moi. Je m’évertuais alors de glisser un regard sous sa jupe aussi discrètement que possible. Je n’ai jamais pu voir un seul reflet de jarretelle, juste le haut des bas, mais quel spectacle !!! Je ne sais pas si les autres avaient les yeux en l’air, mais je crois bien que j’étais le seul à pratiquer ce genre de sport que je préférais à la barre fixe ou au football.

À partir de l’âge de 11 ans, je suis monté dans la classe supérieure. Nous étions réunis tous ensemble dans ce lieu où chacun tirait le temps qu’il lui restait jusque à la fin de sa scolarité. Les copines de mon âge n’avaient pas encore toutes franchi le pas fatidique qui faisait d’elles de futures dames. C’est tout naturellement que je lorgnais vers les jupes des « anciennes » qui s’étaient transformées en vamps de la nouvelle génération. Parmi elles, il y avait une certaine Pierrette dont la sœur, plus jeune, était dans ma tranche d’âge. Disons que ce n’était pas un canon, mais elle avait pour moi cet attrait du fruit défendu, une paire de jambes enrobées de Nylon. Je suis devenu le petit ami de sa sœur qui était bien mieux roulée, mais qui en était encore aux socquettes. N’allez pas imaginer un roman d’amour avec violons et grand orchestre, mais seulement un de ces amours d’enfance du style: je pense à toi, tu penses à moi. Cela me servait de prétexte pour aborder plus facilement sa sœur et nous jouions ensemble. J’avais importé depuis un séjour en colonies de vacances un jeu qui commença à faire des ravages dans la cour de l’école. Ce jeu à trois consistait en des sauts et des figures sur un élastique tendu par deux personnes, la troisième exécutant les figures. Plus le jeu avançait, plus l’élastique était haut, et lorsque le tour passait, il fallait lever une jambe pour dégager l’élastique. C’est dire qu’à ce moment-là, j’avais la vision de la cuisse de la grande sœur sous la jupe un peu relevée par la jambe en l’air. Bien sûr il fallait avoir l’air de rien, mais j’eus un ou deux fois la grâce d’apercevoir la lisière du bas et un bout de jarretelle. Plus tard, la sœur me plaqua sous prétexte que je passais plus de temps avec son aînée qu’avec elle. La pauvre ne pouvait pas comprendre mes tourments.

Je me suis vite consolé en allant souvent chez un copain qui, lui, avait une grande sœur très sympathique et vêtue comme une grande. Il nous plaisait de faire des parties de cartes à trois et il m’arrivait, par une maladresse toute volontaire, de laisser tomber une carte sous la table. Je prenais bien sûr plus de temps qu’il n’en fallait pour récupérer mon bien, tout en glissant un œil voluptueux sous la jupe de ma partenaire de jeux. Un fois, alors qu’elle n’était pas là, nous sommes entrés dans sa chambre pour chercher quelque chose. Posé sur une chaise un porte-jarretelles rose étalait sa splendeur à côté d’une paire de bas. Elle avait sans doute décidé de mettre des pantalons ce jour-là, pour le plus grand bien de mon regard. Les pantalons ont d’ailleurs joué, pour une fois, un rôle inattendu dans ma quête « d’absolu ». En classe, un nouveau prof, un peu révolutionnaire, avait décidé de mettre le pupitre de la classe en forme de fer à cheval. J’eus alors à côté de moi, une charmante camarade qui se ramena un jour avec de jolis pantalons rouges. Elle avait eu la fabuleuse idée de mettre des bas sous son pantalon. Si bien qu’en s’asseyant je pouvais voir des petites bosses qui signalaient la présence des jarretelles sous le tissu bien tendu. Je crois que si le prof m’avait demandé de résumer l’enseignement de la journée, j’aurais eu le plus beau zéro pointé de toute ma scolarité. Par chance, cette fille habitait la même maison que moi et il m’était donnée de contempler les jours de lessive, son porte-jarretelles qui séchait au vent de l’été sur le séchoir derrière la maison. Les heures de colle me fournirent également une compensation qui me remboursa à 200 % de ma punition. C’est sûr, les retenues avaient lieu pendant les après-midi de congé. Nous étions deux ou trois ce jour-là et une copine qui était à l’origine de ma retenue pour avoir troublé l’ordre de la classe venait exécuter sa peine avec moi. Elle ne m’a jamais avoué le moindre sentiment pour moi dans son âge tendre, mais cela ne veut pas dire que ce sentiment n’existait pas. Simplement elle attendait sans doute que je fasse le premier pas, comme c’était encore un peu la tradition dans ces temps plus ou moins reculés. J’ai eu l’occasion de la revoir après l’école, au hasard d’une rencontre, elle m’a d’emblée pris par le bras en m’appelant « mon chéri ». Alors, vous voyez… Nous attendions le début de la colle à l’entrée du collège. J’étais avec elle et sous le prétexte de me montrer un espèce de mouvement acrobatique, elle s’accrocha au rebord d’une fenêtre assez haut perchée et se souleva à l’aide de ses bras. Cela fit que j’avais son postérieur à la hauteur de mon nez. Dans la position où j’étais j’avais une vue étendue sous sa jupe un peu relevée. J’eus alors la vision de deux jambes séparées en leur milieu par deux longs élastiques blancs terminés par des jarretelles. Un blanc si intense que dans ma mémoire, il séjourne encore comme sur une photo de David Hamilton. Je pense que cette petite démonstration était bien voulue de sa part. Quand j’y songe maintenant, je suis sûr qu’elle était plus délurée que moi et qu’elle cherchait à me prendre dans ces filets, à sa manière. La manière était bonne et quelque peu calculée. En effet, elle m’avait surpris quelque temps auparavant en train de jeter un coup d’œil sous la jupe d’une fille de la classe, qui portait des bas bien sûr, elle m’avait souri sans crier au scandale et en étouffant l’affaire. Elle en fut pour ses frais, car je ne devins pas son copain, préférant continuer de chasser le jeton chaque fois que l’occasion se présentait.

Des occasions, il y en avait et une fois j’ai même essayé le toucher. Nous étions en train de faire des rangements après les heures de classe. Il y avait le prof, moi et une autre fille. Cette dernière était assez jolie quoique un peu enveloppée. Nous remettions de l’ordre dans une espèce de bibliothèque posée sur le sol et pas très large. Nous étions en fait collés l’un à l’autre. J’en profitais pour poser d’un air innocent ma main sur le côté de ma jambe et en me frottant encore plus innocemment le long de sa jambe, je cherchai tactiquement et tactilement quelque chose qui était caché sous sa jupe plissée, c’est à dire la bosse d’une jarretelle. Une fois trouvé, je suis resté aussi longtemps que possible sur l’objet du délit. Je ne sais pas si elle se doutait de quelque chose, mais elle n’a pas manifesté un quelconque mouvement d’humeur. Chaque nouvelle expérience ajoutait cette sorte d’émoi cher à mon cœur de voyeur. Comme cette fois ou je vis pour la première fois une copine de mon immeuble, qui se promenait dans les escaliers avec sa première paire de bas entourant ses jambes. J’appris peu de temps après, par sa petite sœur, petite et rapporteuse, qu’en vérité comme elle n’avait pas de porte-jarretelles dans sa garde-robe, elle tenait ses bas avec des épingles de sûreté quand maman n’était pas là. Elle voulait sans doute se mettre à la hauteur d’une de ses amies qui elle avait le nécessaire pour jouer à sa petite aguicheuse. Avec ces deux-là, nous partîmes en équipe pour faire un pique-nique à la forêt. Il faisait une chaleur à crever et malgré cela l’amie en question avait jugé opportun de mettre des bas. Au bout d’un moment, ayant peur de bouillir, elle décida de les enlever et alla se cacher derrière un buisson. Maudit buisson, qui me masqua le spectacle. J’eus quand même une petite consolation quand elle sortit de sa cachette et vint ranger dans son panier une petite gaine blanche et ses bas.

Je fus le seul à réussir un examen qui me permit de quitter la classe pour un niveau supérieur. Vous voyez, je n’étais pas aussi mauvais élève que mes activités d’extralucide de la lingerie pouvaient le laisser supposer. Cela dit je dus laisser mes petites copines du village et leurs atours pour me mêler aux grandes de ce monde. Nous étions déjà des petits messieurs et l’on nous disait « vous » à la place de « tu ». Les demoiselles suivaient le même chemin et rares étaient celles qui arboraient encore des chaussettes au lieu de bas. Le choix n’en était que plus immense, mais je dois dire que les occasions se raréfiaient. La mode avait permis aux couturiers de vendre deux fois moins de tissu, deux fois plus cher, en commercialisant la mini-jupe. Cette invention, à la fois jolie et barbare pour les inconditionnels du bas, fit adopter de plus en plus le collant comme nouvelle parure de la jambe. Pour ceux qui n’ont pas vécu cette époque, il convient de leur rappeler que le changement ne s’est pas fait du jour au lendemain. Les femmes n’ont pas dit, tout à coup, qu’à partir du premier janvier elles porteraient toutes de collants. Depuis le milieu des années soixante, le changement s’est effectué en douceur et je me souviens qu’au début de la décennie suivante, il y avait encore des femmes qui portaient le bas traditionnel. Ce n’était pas pour autant des femmes âgées qui ne suivaient pas la mode. Durant ces années de transition, mes spectacles volés se firent plus rares. Pendant mes écoles supérieures, je n’ai que quelques cas mémorables en souvenir. Celui d’une fille qu’on appelait Tintin, allez savoir pourquoi, et qui pendant une leçon m’exposa la vue de belles jarretelles blanches sur ses jambes croisées. Celui d’un porte-jarretelles de la même couleur qui séchait souvent sur la corde à lessive devant une maison en nous rendant à la halle de gymnastique. C’est pendant cette période que je fis l’amour pour la première fois. On se rappelle toujours de cette fois-là, je ne fais pas exception à la règle. Malheureusement, c’était en plein été, saison peu propice au port des bas. J’en garde malgré tout un excellent souvenir et je vois encore mes mains dévoiler un joli petit slip rouge en Nylon avec un rien de dentelle synthétique. Comme toutes les premières fois, ce fut assez rapide, un peu comme les lapins. Si en plus j’avais découvert un porte-jarretelles sous sa jupe, je ne sais pas si cela n’eut été encore plus rapide. De toute façon, il me faudra attendre bien longtemps avant d’avoir le plaisir de faire l’amour avec une femme équipée de ses plus beaux instruments de séduction. Heureusement, je n’ai jamais trop souffert de ce manque dans mes relations d’ordre sexuel, mais je pense comme l’immense majorité des hommes, avec, c’est beaucoup plus excitant.

Si le période précédente fut assez calme du côté de l’école, il y avait encore le spectacle de la rue ou d’autres occasions de s’humecter l’œil. Mais de plus en plus ce damné collant prenait le dessus des dessous. Comme un chant du cygne, j’eus seulement quelques occasions charmantes. Cette fille que j’avais repéré à la fête foraine et qui visiblement n’avait pas encore adopté la nouvelle mode ou encore celle que j’avais rencontré un matin pour la préparation d’un pèlerinage à Rome, et qui se donnait bien de la peine pour cacher le haut de ses bas à l’aide d’une jupe trop courte. J’avais réussi à l’inviter dans ma chambre pour l’après-midi, mais malheureusement elle vint en pantalons, cette petite idiote. Ou encore cette cliente d’un restaurant, affublée d’une jupe également trop courte et qui perdue dans une discussion avec sa voisine, en oubliait complètement de cacher la vue de ses jarretelles offertes à tout le monde. En général, un oubli a un côté désagréable, mais là je dois dire…

(à suivre…)

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2 réponses à « Sous le signe des bas – Partie 1 »

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