Sous le signe des bas – Partie 2

Image du clip de Gimme all your lovin' de ZZ Top
Les images dans l'article sont celles de l'article d'origine tel que publié chez NylonPur.
Pour l'image d'illustration j'ai été plus fourbe, j'ai plongé dans les années 80 pour la chercher. Il s'agit d'une capture du clip de Gimme All your Lovin' de ZZ Top, si on me demande de la supprimer je la remplacerai peut--être par une création IA. Ou je demanderai au Boss s'il en a une autre à me proposer. On verra.

La traversée du désert

La traversée du désert, c’est ainsi que bien des hommes et même des femmes, appellent cette période ou la lingerie sera rangée dans les placards. De très rares exceptions confirment cette règle. La plupart des hommes avaient également mis dans le placard leurs désirs de sensualité via le bas. Personnellement, j’ai même cessé mes recherches, si l’on peut dire.

Au moins une fois je dus le regretter. J’avais l’habitude d’aller dans un bar tenu par un ancien copain d’école et sa femme, assez jolie mais plus âgée que lui. Cette dernière assurait le service la plupart du temps. Je l’ai eue des dizaines de fois sous les yeux. J’appris plus tard que c’était une inconditionnelle des bas et qu’elle ne mettait que ça. J’avais bien repéré ses jambes habillées de noir, mais je pensais que c’était des collants. La seule excuse que j’ai, c’est que ses jupes n’étaient jamais très serrées et empêchaient la moindre vision d’une bosse de jarretelle à travers le tissu. Mais peut-être qu’en insistant du regard ? La vie a continué et il y a longtemps qu’ils ont divorcé. Elle, je l’ai aperçue de temps en temps, mais furtivement. Pourtant, il n’y a pas très longtemps je l’ai vue dans un supermarché. Elle était devant moi en attendant son tour. Me rappelant certaines choses, j’ai profité d’essayer de faire ma petite enquête pour savoir si elle était toujours une fan de bas. Être un membre de Scotland Yard ne m’aurait été d’aucun secours. Elle portait une jupe de cuir fendue à l’arrière. Par cette ouverture, il était aisé de voir deux lisières de bas qui remontaient à 45 degrés vers l’extérieur, ce qui indique comme tout bon amateur de sensations le devine, la présence de jarretelles qui tiennent de jolis petits bas. Je la suppose assez fine mouche car elle a deviné, je crois, un certain trouble chez moi. Sinon comment expliquer la suite ? Depuis, à chaque fois qu’elle me rencontre, cela est devenu plus fréquent et tout à fait par hasard d’ailleurs, elle me salue. Cela peut paraître peu, mais ajoutons qu’elle me demande des nouvelles de ma mère, si j’ai déjà été manger des asperges quand c’est la saison, et m’explique en détail ce qu’elle est venue acheter dans une brocante. Au sujet des asperges, précisons que nous nous sommes rencontrés, toujours par hasard, dans le même restaurant en train de manger ce mets délicieux. Je n’oublierai pas de mentionner qu’en se levant de table, elle a fait exprès de sortir du côté ou je me trouvais, alors que le côté opposé était plus court, tout en laissant remonter sa jupe qui ne pouvait plus cacher la lisière de ses bas. Elle cherche peut être l’aventure et son baromètre masculin indique tempête vis à vis de mon nom, mais je suis bien peu tenté par l’aventure, car en vieillissant elle a perdu beaucoup de son charme et même avec son côté sexy, je ne suis pas prêt à mettre mon ménage en péril, car j’ai tout ce qu’il me faut à la maison avec une femme jolie et plus jeune que moi.

J’ai anticipé ces histoires récentes car c’était une suite logique, mais la traversée du désert n’est pas terminée, bien que l’oasis ne soit plus très loin. Donc, nous traversons le désert. Des collants encore des collants, toujours des collants. Si bien que nous considérons la vision des jambes d’une grand-mère, qui en montrerait un peu trop, comme un sommet du voyeurisme en apercevant une lisière de bas. Pourtant soyons honnêtes, petit à petit, le glamour a fait sa réapparition. Ce fut tout d’abord le retour de la lingerie coquine dans les catalogues de mode. Un ou deux articles seulement, mais quand même. Le fait que dans les catalogues suivants, les modèles sont de nouveau présents, montre que les ventes sont là. Les magazines spécialisés en érotisme comme « Lui », font appel de plus en plus à la lingerie sur les modèles. Peut-être n’aimez-vous pas la musique Punk, mais vous lui devez quand même un certain coup de main. L’habillement de ces demoiselles d’alors comprend parfois un porte-jarretelles, le plus souvent affiché à la vue de tous. C’est bien sûr, pour elles, un but de provocation, comme tout ce qui est rattaché à ce mouvement. Il est marrant de constater qu’une pièce d’habillement, absolument courante et indispensable dix ans plus tôt, devienne un objet de contestation. C’est un peu comme si nous les hommes, ressortions nos fixe-chaussettes ou nos guêtres dans le but de contester le reste de la société. La chose la plus incompréhensible dans tout cela ?

L’éclipse de la jarretelle pendant une décennie, en a fait un instrument à l’odeur de soufre, lors de son retour. Combien de fois j’ai entendu une fille traiter son copain de taré en prononçant le mot fatidique. C’est assez étrange, comme les gens peuvent prétendre appartenir à une société dite pensante et évolutive, et planter des clichés qui prouvent le contraire. Ceci est un bel exemple. Historiquement cela peut s’expliquer d’une certaine manière. La renaissance de la lingerie a continué là où on l’avait abandonnée. Pendant des décennies le bas était un simple sous-vêtement. Les hommes adoraient cela, c’est évident, mais la plupart du temps ce n’était qu’un simple objet usuel dans l’esprit de la femme. Ce qui servait à tenir les bas l’était aussi. On se contentait d’une simple gaine avec des jarretelles, d’un effet assez banal. Le côté dentelle ou les matières luxueuses était plutôt adoptées par les femmes légères ou fortunées, mais pas par la simple ménagère. L’apparition de la guêpière est sans doute l’accélérateur vers une fétichisation du port des bas. Son petit frère le porte-jarretelles continue sur la même voie. De plus en plus cet objet est bien présenté, avec de la dentelle, des décorations qui doivent attirer le regard. Il est aussi de plus en plus fréquent de cacher les jarretelles sous un bout de ruban, ajoutant encore au mystère de la découverte. Les mœurs évoluent gentiment, on invente la pilule, et il est presque courant que les adolescents s’adonnent au plaisir de sexe sans retenue, parfois juste à côté de l’école. Donc la plupart des adolescentes veulent montrer, à qui de droit, autre chose qu’une lingerie de petite fille. C’est justement là, en pleine évolution, que sonne le glas du bas. Quand celui-ci sort de sa tombe, on reprend la mode là où on l’avait laissée, c’est à dire avec un certain côté aguichant qu’on avait développé juste avant sa mort. D’où, je pense, ce petit air satanique qu’il a depuis.

Une des premières occasions de renouer avec les bonnes vieilles visions d’antan me fut donnée à Paris, vers la fin soixante-dix. J’étais dans un wagon de métro et un couple parlant allemand est entré et s’est assis derrière moi. J’avais remarqué au passage les jambes de la dame gainées de noir. Pendant le trajet, il m’a semblé entendre ses bas crisser, lorsqu’elle a croisé ses jambes, indice auditif du vrai Nylon. Nous sommes descendus à la même station et je me suis mis derrière eux. Je me suis tout de suite aperçu qu’elle portait des vrais bas à couture, donc présence quasi-certaine de jarretelles sous sa jupe. En montant les escaliers pour sortir de la station, j’ai risqué un œil sous sa jupe et j’ai pu voir que c’était bien des bas, malheureusement, je n’ai pas aperçu la moindre jarretelle. Durant le même séjour dans la capitale, une dame qui se levait de table dans un restaurant passa près de moi et je pus admirer des petites bosses sur sa jupe, qui ne me firent pas douter un instant du contenu. Depuis chaque fois que je vais à Paris, si j’ai le temps, je chasse le bas. Il faut dire que les occasions sont assez nombreuses, en cherchant un peu. Cette espagnole assise sur les marches de l’Opéra, cachant à peine le fait qu’elle portait des bas, comme sa compatriote qui résidait dans le même hôtel que moi. Cette jeune fille qui marchait un matin sur les Champs-Élysées dans sa jupe étroite, bien bosselée aux endroits stratégiques. Dans le même lieu, cette autre jeune fille, dont la fente arrière de sa jupe m’avait laissé entrevoir une partie plus sombre, peut-être un reflet, mais qui s’avéra être autre chose qu’un reflet quand elle se baissa pour ramasser un prospectus tombé. Cette étourdie (?) qui, en ayant mis une jupe blanche, laissait voir à tout le monde par transparence les magnifiques élastiques de son porte-jarretelles. Cette très jolie dame dans le métro, qui portait une jupe grise et du Nylon par une chaleur torride. Ce Nylon qui n’était pas un collant, car quand sa jupe était bien tendue, on pouvait deviner et admirer les attaches de ses bas. Ce couple partant à la gare de Lyon, dont Madame semblait très fière de porter autre chose qu’un collant sous sa jupe droite et serrée. Gageons qu’ils ont fait un excellent voyage et que la main de Monsieur s’est bien baladée sur les jambes de Madame. Cet autre couple s’embrassant à l’heure du départ, elle étant plus petite que lui, levant ses bras pour les passer au cou de son aimé. La jupe suivant le même mouvement dévoilait des jambes dont on pouvait aisément deviner l’habillage, pour le plus grand plaisir des yeux des chasseurs de Nylon à la mode rétro. C’était l’heure de la séparation, mais quel beau week-end ils ont dû passer.

Paris est un bon endroit pour chasser le spectacle fétichiste, je pourrais encore citer bien des exemples. Le seul problème peut-être dans cette ville, c’est que l’abondance des trouvailles, n’a d’égal que leur brièveté. C’est le spectacle de la rue avec les gens qui passent et que l’on perd de vue bien vite. Je voudrais toutefois vous parler d’un « collègue » dont j’ai surpris le manège sans qu’il s’en doute. Ce fut en quelque sorte le voyeur vu. Pour situer l’endroit revenons au Champs-Élysées. En descendant cette avenue du côté gauche, il y a de nombreuses galeries commerciales qui s’étalent sous les maisons. Dans l’une d’elles, les Parisiens reconnaîtront, s’étirent à gauche et à droite des petits commerces et boutiques. Au centre, sur presque toute la longueur se situe un restaurant, un peu surélevé. En entrant depuis l’avenue, presque au fond côté gauche, se trouve un magasin de lingerie. Le temps étant détestable au dehors, j’entrai dans ces lieux, tout en faisant un peu de lèche-vitrines. Alors que j’approchais de l’endroit cité, je vis un homme qui était très occupé à regarder la vitrine de la boutique. À ce moment-là, je ne savais encore qu’il s’agissait d’un lieu où l’on vendait de la lingerie. L’attitude de l’homme devint étrange. Il quittait la vitrine, faisait quelques pas, revenait en arrière se poster devant la vitre et ceci plusieurs fois. Je pensai tout d’abord à un fou, ou un indécis qui hésitait à acquérir l’objet de ses rêves. Lorsque je me suis rendu compte, du type de vente qui s’effectuait dans le magasin, je me suis dit qu’il y avait matière à rigoler un bon coup. Je me suis mis dans un endroit discret et j’ai observé. Le manège continua un moment et finalement l’homme disparut. Comme un bon détective l’aurait supposé, il manquait le mobile du « crime ». Car enfin, la vue de quelques pièces de lingerie dans une vitrine ne nécessite pas un tel manège. Je me suis approché de la vitrine pour essayer de comprendre. Et j’ai compris. En guise de décor de fond, l’étalage avait des rubans de papier crêpe suspendus à une ficelle. Posé sur le comptoir du magasin, un ventilateur mobile brassait l’air de droite à gauche et vice-versa. À un moment donné, il faisait voler les rubans, si bien que l’on pouvait voir l’intérieur pendant un bref instant. La vendeuse était occupée avec une cliente qui faisait des essayages et de temps en temps sortait de la cabine destinée à cet usage pour sans doute demander l’avis de la vendeuse. Voilà pourquoi le bonhomme se donnait tant de peine, ayant sans doute peur de se faire repérer. Précisons encore que la cliente essayait un soutien-gorge et rien d’autre. Enfin chacun son truc, cher « collègue »1.

Paris n’est pas, et de loin, le seul endroit où l’on peut s’adonner à ses petits plaisirs fétichistes. Comme vous avez pu le deviner j’habite à la campagne et je m’y trouve très bien. N’allez pas croire que ces lieux sont oubliés du monde moderne. Non, c’est un peu plus calme que dans une ville de dix millions d’habitants, mais le spectacle est aussi possible. En cas de panne des sens, la ville la plus proche est en fait très proche et le spectacle continue. Tout au long de ces vingt dernières années, le retour des belles choses, bien qu’assez discret, existe dans la réalité, il suffit d’un peu de chance et d’observation attentive. Une femme qui passe dans la rue avec les jambes gainées de Nylon est une porteuse de bas possible. Reste à savoir si c’est le cas ou non. Le fait peut-être visible, dans ce cas il n’y a pas de doute, ou alors une petite enquête s’avère nécessaire. Dans le cas premier, les signes évidents peuvent être: la bosse d’une jarretelle, visible sur la robe ou la jupe, une lisière de bas apparente sous une jupe trop courte, un bas comme le vrai bas à couture qui nécessite d’être tenu. Certaines femmes porteuses de bas ont l’habitude de mettre la main sur leurs jarretelles, souvent inconsciemment je pense, bien que d’autres peuvent avoir une semblable manie et porter des collants. Certains bas ont une tendance à plisser vers le genou ou la cheville, c’est également un signe positif. Et puis il y a la femme qui se sent différente en portant des bas et de qui émanent des attitudes et une démarche qu’un spécialiste peut sentir. Dans le second cas, il faut ruser, guetter le moment propice ou un peu de mystère se dévoilera et parfois repartir bredouille. Tels sont quelques-uns des aspects de cette chasse un peu particulière. Il y en a d’autres, mais chacun ses petits secrets.

Chaque lecteur pourrait penser que je passe mon temps à errer dans les lieux publics à la recherche de mon bonheur. C’est une erreur, car je ne décide jamais de partir à l’aventure de manière préconçue. Non, c’est vraiment au hasard des rencontres. Et le hasard fait parfois bien les choses… J’étais dans un le bar d’un village où tout le monde connaît tout le monde. Voilà que s’amène un de mes copains avec sa femme. Ce couple est bien assorti. Lui ne parle souvent que de fesse, et sa femme n’a pas l’air de lui en vouloir. J’ai toujours soupçonné chez eux une sexualité débordante. Les voilà qui s’installent au bar sur les tabourets adéquats et lui, bien entendu commence à raconter quelques plaisanteries bien salées. Parmi les clients, un non voyant sirotait sa bière. À un moment donné, le mari prend sa main et la pose sur la jambe sa femme en lui demandant s’il devinait ce qu’il y avait sous la robe. Il répondit par un aveu timide que sa femme devait avoir mis un porte-jarretelles. Ce qui était exact, mais ne pouvait pas se deviner sous une robe plissée. La soirée a continué et nous avons fini chez moi. Au moment de partir, sa femme a voulu aller aux toilettes avant de sortir. Nous étions devant la porte et le mari s’est penché pour regarder par le trou de la serrure tout en étant enchanté du spectacle. Il m’a invité à regarder, et après tout je me suis dit que c’était mon trou de serrure et que je pouvais profiter du spectacle. C’était juste au moment où sa femme se réajustait et j’ai pu admirer un joli porte-jarretelles noir en dentelle qui tenait de jolis bas. Joli spectacle. Vers le milieu des années quatre-vingts, j’ai un peu commencé d’abandonner mon statuts de vrai célibataire et je suis sorti avec diverses demoiselles ou dames d’une manière plus suivie. C’est à partir de là que j’ai gentiment aiguillé mes copines vers ma petite passion. Car vous n’imaginez pas que j’allais me contenter d’une vulgaire paire de collants tout au long de mes liaisons. À mon grand étonnement aucune ne s’est vraiment fait prier. Certaines adoptaient uniquement le bas pour me faire plaisir, mais d’autres partageaient ce plaisir et il y en a même une qui était une porteuse de bas, occasionnelle certes, mais de longue date. En fait elle n’a jamais vraiment cessé d’en porter. Commençons par le début en vous précisant qu’à partir de maintenant les prénoms que vous allez découvrir sont fictifs, mais que les femmes qui se cachent derrière sont bien réelles. Le web devenant de plus en plus fréquenté, l’une ou l’autre pourrait se vexer, mais je pense que les plus perspicaces n’auront aucune peine à se reconnaître si d’aventure elles lisent ces pages.

(à suivre…)

  1. l’auteur a, au passage, raconté récemment cette anecdote, ainsi que d’autres s’étant déroulées dans les environs, sur son site dans une version légèrement remaniée. Vous la trouverez sur ce billet. ↩︎


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