La fin d’un devoir ?

Le législateur français est formidable : quand un problème de présente il saisit le taureau par les cornes, brave l’opinion publique et fait ce qu’il sait faire de mieux : il légifère. En l’occurrence, récemment, il a apporté une modification profonde au Code Civil, modification qui a entraîné bon nombre de réactions : il a mis fin au « devoir conjugal ».

Au… Quoi ? Euh… je me suis marié 2 fois, et j’ai assisté très récemment à un autre remariage. Pendant la cérémonie l’officiant (maire, adjoint ou que sais-je…) a lu, comme de coutume, la partie du Code Civil qui définit les rapports entre époux. De mémoire, je ne me souviens pas avoir entendu quoi que ce soit concernant un quelconque devoir conjugal. Il y a bien sûr des obligations réciproques, mais rien ne correspond au fait de coucher avec son conjoint. Ça serait de toute façon malvenu, au vu des changements intervenus récemment dans la définition pénale du viol (qui est devenu schématiquement tout rapport sexuel imposé sans consentement explicite le 8 novembre 2025).

Le code civil

Pour rappel, voici les articles qui réglementent les rapports entre époux en France, tels qu’ils sont en vigueur aujourd’hui :

Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance.

Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.

[cet article traite des contributions aux charges du ménage]

Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie. [et autres considérations sur le lieu de vie du nouveau ménage]

Le reste, jusqu’à l’article 226, définit différents points de droit. Notons l’article 221 qui autorise chacun des époux à ouvrir et gérer un compte bancaire sans l’autorisation de son conjoint et l’article 223 qui autorise chacun des époux à avoir une vie professionnelle et à jouir de son salaire, dans la mesure où les charges communes sont couvertes. Ces deux articles, dans leur rédaction actuelle,  datent grosso modo de 1966. Pour une lecture complète, vous pouvez vous rendre ici.

Un autre article utile à mentionner à ce stade dans le même code, même si celui-ci n’est en général pas évoqué pendant la cérémonie du mariage, en tout cas pas à la mairie : le 242, dans la section « divorce pour faute », qui stipule ceci :

Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune.

La loi

Je pense que vous savez lire, comme moi. Et si je ne m’abuse, votre lecture n’a, comme prévu, rien dit d’un quelconque devoir conjugal. Pourtant, tous les gros titres et toutes les réactions portaient sur ce sujet. D’où vient cette histoire ?

Examinons la fameuse loi votée à l’Assemblée Nationale — si j’exclus l’exposé des motifs, vous verrez qu’elle est très courte. À mettre en lien avec les articles que j’ai cités ci-dessus :

Article 1er

L’article 212 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Chacun respecte le consentement de l’autre. »

Article 2

L’article 242 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le divorce pour faute ne peut être fondé sur l’absence ou le refus de relations sexuelles. »

Donc, si l’absence de relations sexuelles n’était pas explicitement condamnée, cette nouvelle loi l’exclut des causes possibles de divorce pour faute. Ce dont on peut déduire le contenu de la section suivante.

La jurisprudence

Le problème, ici, venait donc de l’interprétation de la loi par certains juges.

Ceux-ci déduisaient des articles 212 et 215, et notamment de l’obligation d’avoir un domicile commun et de l’obligation de secours et d’assistance : si l’un des époux avait des besoins d’ordre sexuels l’autre se devait d’y répondre, le défaut d’y pourvoir pouvant être une faute amenant à une possible compensation lors d’un divorce. Notez que c’était là le seul cadre d’expression de cette « obligation » : en l’absence de divorce pour faute, personne n’allait se poser la question de ce qui se passait dans la chambre à coucher (ou ailleurs, un peu d’ouverture, que diable !). Absence de divorce, divorce par consentement mutuel ou toute autre cause de dissolution du couple : personne n’allait évoquer le sujet. Ça en réduit tout de même sacrément la portée, on peut difficilement dire que chaque personne mariée vivait avec une terrible épée de Damoclès au dessus de sa tête.

Mes informations sur le sujet ne viennent pas d’un quelconque corpus juridique, mais de la page Wikipedia sur le sujet, vous pouvez donc vous y référer si vous trouvez que je manque de détails. En pratique, depuis 2010 il semble qu’il y ait deux cas de condamnations portant sur ce point, dans un cas l’homme était en faute1, dans l’autre cas c’était la femme — c’est d’ailleurs celle-ci qui, ayant été condamnée, a décidé de porter l’affaire devant la CEDH2, ce qui a amené à une condamnation de la France et à la clarification du droit dont il est question ici.

Il me reste une question, que je ne vais peut-être pas creuser plus avant : comment fait le plaignant pour démontrer l’absence totale, pendant plusieurs années, de toute relations sexuelle avec son ou sa partenaire…? J’avoue que mon imagination pourtant fertile ne me donne pas de réponse…

Quoi qu’il en soit, dans sa nouvelle rédaction, la loi ferme toute possibilité d’interprétation allant dans le sens d’une obligation conjugale d’ordre sexuel.

Les média et réseaux sociaux

Je place ces deux éléments sur le même plan, parce-que pour moi ils sont les faces d’une même pièce. Oh, les premiers vantent un « travail journalistique approfondi » quand les seconds se prévalent plutôt d’une « liberté de parole », dans les deux cas le but est de faire du clic, des vues, du buzz, de générer de l’engagement. Donc dans les deux cas, on ne cherchera pas à s’adresser à la partie la plus intelligente du cerveau des lecteurs, mais à leur instinct, et à générer une réponse primale.

Ainsi de France Télévision, qui nous a gratifié d’un reportage présentant une femme qui a dû subir ce terrible devoir conjugal pendant 20 ans, de crainte que son mari ne lui exprime son mécontentement par des attitudes désagréables, allant jusqu’à la battre froid — l’honneur est sauf. Imaginez le calvaire ! On pourra se demander, et le journaliste s’est bien gardé de le faire, rassurez-vous, pourquoi cette dame a décidé de rester avec un mari qui semblait visiblement lui répugner au plus haut point pendant tellement longtemps — elle en avait encore des larmes aux yeux, la pauvre… il me semble que quand une situation devient insupportable il est toujours possible de divorcer, et la chose est possible même si monsieur n’est pas d’accord.

Ceci dit, les réactions sur les réseaux sociaux ont été à la hauteur — pour ma part, j’en ai surtout eu des échos indirect, à travers les contre-réactions de certaines femmes. Florilège (attention, c’est rude, ça vient de X) :

Notez, au passage, que certaines de ces réactions ne sont même pas le fait d’hommes français, j’en ai vu notamment un qui semblait, d’après son profil, vivre en Côte d’Ivoire. Quel peut être l’effet d’une loi française à Yamoussoukro ? Je n’en ai aucune idée. Il en ressort tout de même une constante : visiblement, pour tous ces hommes, à supposer qu’ils ne trolleraient pas, la suppression du devoir conjugal entraîne la suppression de tout intérêt au mariage. Et là, je ne sais pas vous, mais moi, je me demande… quelle est la proportion de personnes qui se marient en se disant que l’acte leur donnerait un accès open-bar à la bagatelle ? Je n’ai pas de chiffres, mais j’ose espérer qu’elle est ultra-minimale. Donc quand je vois ces réactions, validées par des influenceurs masculinistes, je me demande sérieusement à quel point ils peuvent être représentatifs de la population masculine française.

Je vais rapidement évoquer ma vision du sujet, qui par nature est éminemment subjective : d’un point de vue juridique le mariage est un contrat entre un couple et la Nation. Le premier déclare vivre ensemble et vouloir construire une famille, la seconde reconnaît cette volonté, promet sa protection aux deux composantes du couple et leur offre quelques facilités, notamment en termes de filiation et d’héritage. Au sein du couple, c’est une envie de construire ensemble. Quoi ? Une histoire commune ou une famille sont les exemples qui me viennent en premier, je pourrais peut-être en trouver d’autres. La composante sexuelle en fait-elle partie ? Oui, c’est un moyen de s’explorer ensemble, de partager. Est-elle indispensable ? Je ne le crois pas : c’est une des possibilités, il y en a d’autres. Les enfants, par exemple, ou des voyages, des sorties en commun. En pratique, il y a autant de manières de voir la finalité d’un couple que de couples… et de moments !
Dans tous les cas, un point est très clair pour moi : un homme dont la seule motivation pour se marier est d’avoir une femme à disposition quand il a des envies que ma mère m’a interdit de mentionner mérite de finir célibataire.

Aller plus loin ?

Profitant de la lancée, une députée a essayé d’aller plus loin en proposant un projet de loi visant à supprimer l’obligation de fidélité énoncée à l’article 212 du Code Civil. Je crois que si graver dans la loi l’absence de devoir conjugal était nécessaire pour faire suite à la nouvelle définition du viol, il ne serait pas souhaitable d’aller sur ce chemin. Sauf à revoir notamment l’article 313 du même code, qui stipule que par défaut, le père des enfants nés pendant un mariage est l’époux : si l’obligation de fidélité disparaissait cette reconnaissance implicite serait certainement à revoir. Mais même dans ce cas, il me semble que ça viderait l’institution du mariage de son sens pour le couple, la transformant en une simple formalité administrative. C’était peut-être le but de la députée en question. Il me semble que les modifications récentes étaient utiles et nécessaires. Est-il pertinent d’aller plus loin sur ce chemin ? J’en doute. Mais je suis ouvert à votre avis !

La photo d'illustration de cet article est une photo personnelle, que j'ai capturée à l'aide de mon téléphone et revue avec Snapseed. Bien que cet article soit publié un mercredi, je ne me voyais pas l'illustrer avec une photo de bas...
  1. ce qui veut dire que c’est son ancienne femme qui l’avait attaqué, qui a dit que le changement n’allait embêter que les hommes…? ↩︎
  2. Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui comme chacun le sait est liée au Conseil de l’Europe et pas à l’Union Européenne, ce qui lui donne juridiction notamment sur la Turquie, l’Azerbaïdjan ou l’Ukraine. La Russie s’en est retirée en 2022, allez savoir pourquoi… ↩︎


15 responses to “La fin d’un devoir ?”

  1. oui on croule sous les lois plus débiles les unes que les autres

    en gros il n y a plus d amour que du sexe pour le sexe on voit les jeunes tu te réveilles de mauvais poil on se sépare pour pas etre vulgaire

    on baisse le concentrement sexuel on fais l éducation au sexe des le plus jeune âge dans le système scolaire et tout le reste bref je sais pas ou on va mais on y va

    1. Sur les lois, je trouve cette clarification précise salutaire et, malheureusement, utile. Mais c’est vrai que c’est loin d’être toujours le cas !
      Pour la partie éducative, je pense qu’il y a beaucoup de fantasmes, mes enfants sont dans le système scolaire, ils ont « subi » cette éducation mais n’en semblent pas traumatisés. Au vu de ce que je peux voir sur les réseaux sociaux sur le sujet j’ai l’impression d’être dans un autre pays. Mais ça dépend peut-être de la direction de l’école…

  2. En Californie, il n’y a que le soi-disant « divorce sans faute ». Je ne l’aime pas car ce changement a supprimé la possibilité de poursuivre ceux qui ont contribué à l’effondrement d’un mariage. J’aurais certainement tenté un processus contre mon ancienne belle-famille. Mais laissez tomber.

    Je ne comprends pas comment on peut retenir un système avec des fautes pour mettre un terme à un mariage et ne laissez pas les deux époux citer le refus comme faute. Ce n’est pas du tout une justification pour des viols conjugaux. Mais si l’une ou l’autre décide « Je vais faire vivre à mon époux une vie de moine », je ne comprends pas comment la loi peut dire « Alors, cette personne peut uniquement choisir pour les deux. » Dans l’ancien système californien, on pouvait citer un refus prolongé comme faute — ça ne justifie pas un viol, mais ça interdit également aux deux partis d’utiliser le sexe comme arme.

    1. Merci pour votre éclairage Justin, je trouve intéressant d’avoir ce point de vue.

      Les possibilités en France semblent être un peu plus étendues : ça commence par le divorce à l’amiable, qui nécessite un enregistrement par un notaire. Le reste est contentieux et passe devant un juge. Avec deux situations qui me semblent similaires mais dont les effets sont diamétralement opposés : le divorce pour abandon du domicile conjugal (faute) et le divorce pour altération définitive du lien conjugal (les époux ne vivent plus ensemble et le constatent devant un juge, pas une faute). Honnêtement, je ne sais pas comment le type de cas que vous citez — et qui doit certainement exister — sera pris en compte par la Justice…
      Tout comme je ne sais pas comment on peut gérer une situation conflictuelle créée par un tiers, sauf éventuellement à faire reconnaître une forme d’emprise…? Compliqué si la personne influencée refuse de le reconnaître. Finalement, je trouve que les séparations dans ma famille ont été plutôt simples ! (ma sœur aînée ne serait peut-être pas d’accord, mais de son côté les problèmes avec son ex-belle famille ont commencé après la décision de se séparer)

      Comme toujours, le diable est dans les détails. Et encore plus quand il s’agit de droit !

  3. J’ai toujours vu le mariage comme une forme de pacte. Un truc simple, au fond : on se protège mutuellement, on se soutient, on fait équipe. Il y a de l’amour, bien sûr, mais aussi tout ce qui va avec au quotidien, dans les bons moments comme quand ça va moins bien. Et si, à un moment, ce pacte n’a plus de sens pour l’un ou pour l’autre, on le rompt. Idéalement d’un commun accord. Ça ne veut pas dire que tout le monde vit les choses comme ça, ni que c’est valable partout, mais c’est comme ça que je le comprends.
    Ce qui complique énormément le mariage, c’est tout l’héritage patriarcal qui lui colle à la peau. Des couches de traditions, de normes et de réflexes juridiques qui traînent encore dans les textes, les jurisprudences et surtout dans les têtes. Le fameux « devoir conjugal » en fait partie. Rien que l’expression est glaçante. On parle de corps, d’obligation, presque de consommation. On est très loin d’une idée de désir ou de relation choisie.
    La clarification récente du droit me paraît donc plutôt saine. Elle ne retire rien au mariage, elle enlève surtout une interprétation toxique qui n’aurait jamais dû exister. Elle rappelle un truc pourtant évident : la sexualité ne peut pas être une obligation, ni un dû. Elle dépend du consentement, du moment, des personnes. Point.
    Et sinon, on fait quoi des couples asexuels dans cette vision ancienne du mariage ? Ils n’auraient pas droit à la même reconnaissance, à la même protection ? Ça montre bien l’absurdité du raisonnement. Il y a mille façons de faire couple, mille façons de construire quelque chose ensemble, et la sexualité n’est qu’une possibilité parmi d’autres, pas une condition de validité.

    Oui, il reste encore des traces très problématiques dans le droit et dans les mentalités. Mais ce genre d’évolution va clairement dans le bon sens. Un engagement n’a de valeur que s’il est libre, et s’il peut aussi s’arrêter sans contrainte ni violence. Pour moi, c’est justement ça, prendre le mariage et l’amour au sérieux.

    1. Je crois que vous avez résumé ma pensée bien mieux que je ne l’aurais fait moi-même : un pacte qui tient tant que les deux partis veulent le conserver.
      Le terme reste toutefois chargé d’un héritage juridique et religieux qui compliquent les échanges. Et je pense que le cas évoqué par Justin aurait besoin d’être considéré aussi, celui de l’utilisation, au sein du couple, de son corps comme monnaie d’échange ou élément de chantage : « dorénavant, je me refuserai à toi tout comme je refuse le divorce, mais tu me dois fidélité : si tu rompts ta promesse je lancerai une procédure de divorce pour faute contre toi » — notez qu’un tel discours peut être tenu aussi bien par une femme que par un homme. Mais ce genre de situations doit-il faire l’objet d’une loi dédiée, le droit commun ne suffit-il pas à le traiter ? J’avoue que je ne sais pas…

      1. Sur la seconde partie de cette réponse, franchement, c’est une belle question de bac de philo surtout.
        L’amitié et l’amour doivent-ils être réciproques pour fonctionner, et est-ce soumis à des conditions d’échanges ?
        Bien entendu, la question ne se pose pas de la même manière quand on voit un mariage comme un « contrat » de type contrat commercial. Dans ce dernier cas, tout est sujet à négociations et à études de contreparties pour tout et n’importe quoi. D’où, l’existence d’avocats spécialisés. Alors, est-ce que c’est le cas dans tous les pays, ou très spécifique aux USA ? Je sais pas franchement.

      2. Réponse temporaire, si j’y pense je la supprimerai dans quelques jours : je suis tombé tout à l’heure sur une prise de position de Margaux Kindhauser sur Facebook, au sujet d’une affiche réalisée par Olivier Ledroit. Je trouve que cette prise de position résonne avec des remarques ou idées que j’ai pu lire chez vous, je vous invite, si vous en avez le temps, à aller en prendre connaissance.
        Les commentaires sont intéressants et argumentés aussi.
        Le sujet se trouve ici : https://www.facebook.com/share/188fiooyz1/
        (en espérant qu’il reste en ligne, et que vous pourrez aller en prendre connaissance, si ça vous intéresse)
        (s’il y a un moyen plus pratique de vous contacter n’hésitez pas à m’en faire part, mes réseaux sociaux hors WordPress et mon adresse e-mail sont disponibles ici 😊)

      3. Ah oui, c’est vrai. J’avais vu passer le truc de l’affiche.
        J’ai un peu suivi les échanges. Je me suis arrêté sur quelque chose d’assez intéressant : le problème ne vient pas du dessin. Ledroit fait du Ledroit. Le problème vient du fait qu’une asso a commandé un dessin a Ledroit en laissant carte libre (c’est pas tout a fait ça je résume). Dans tout autre contexte, ça serait passé, mais là, l’image et le public ciblé, ça n’allait pas bien ensemble.
        Au final ça fait sortir du bois tout un tas d’arguments et pas des plus jolis par moment. Une fois qu’une oeuvre devient publique, peu importe ce que l’artiste a voulu faire ou dire avec l’oeuvre, c’est le public qui redéfinir l’oeuvre.
        Et tout ça pour en venir où ? Le problème vient donc du regard qu’on porte sur l’oeuvre, sur ce qu’on interprète de l’oeuvre, sur ce qu’on projette sur l’oeuvre. Et faut bien dire , qu’en moyenne c’est pas très joli-joli.

        Bref, je découvre donc l’artiste Margaux kindhauser (Mara). Très belle découverte.

  4. Well shared

  5. Ma femme et moi on a vécu très heureux pendant 25 ans, après on s’est rencontré…

    1. Au vu du commentaire, j’ai l’impression que cette rencontre n’était pas pour le meilleur…

      1. Bien sûr, cest une blague misogyne…ou pas du reste car elle est réversible ! 😉

        Suis pas bien d’accord avec ton analyse qui risque de réduire le mariage à une simple cohabitation… Il faut se souvenir que le code civil date de Napoléon et à l’époque il fallait faire des enfants, c’était l’essence même du contrat (d’une part il fallait des bras pour la Grande Armée, d’autre part les enfants adultérins – ou hors mariage dits ”naturels” – étaient traités comme des moins que rien) . Car oui c’est un contrat avec ses droits et ses obligations, et le sexe en fait partie, chacun le sait avant de signer, non ? ! Certes le législateur ne va pas aller s’immiscer dans les alcoves, mais il appartient au couple de tirer toutes les conséquences d’une abstinence forcée. ( -> séparation de fait, divorce). A cet égard, la femme que tu cites, qui pleurait sur son sort, aurait dû tirer depuis longtemps les conséquences de sa situation subie…

      2. Pas vraiment misogyne en fait. Elle est effectivement réversible (et mes parents se lançaient tous les deux des piques similaires), et d’autre part elle ne considère pas la gent féminine (respectivement, masculine) comme un ensemble indistinct : il s’agit d’une seule personne, d’un seul couple, le vôtre. Ma réponse venait du fait que je ne te connais pas assez pour reconnaître la blague, j’ai préféré éviter de commettre un impair.

        Tu as tout à fait le droit d’être en désaccord avec mon point de vue et de l’exprimer, d’autant plus que tu justifies ton avis — comme Justin a pu le faire aussi. Le problème du sexe dans les obligations afférentes au contrat, à mon avis, vient du fait qu’il s’agissait d’une obligation implicite, qui était très indirectement déduite de la loi par le juge.
        Est-il sain de rendre l’action obligatoire ? Je reste convaincu que non, en tout cas pas d’un point de vue légal (je me demande toujours comment la chose a été prouvée dans les cas où elle a été utilisée en justice). Mais si un couple marié en est à se poser cette question, il convient peut-être de se poser celle de ce mariage lui-même…
        Je te rejoins sur la femme du reportage.

  6. Alors nous sommes d’accord ! 🤝

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