J’ai porté des bas.
J’entends déjà les personnes les plus attentives ici me faire remarquer qu’il n’y a rien de bien nouveau, que ça fera bientôt exactement 3 ans que cette phrase est vraie, 3 ans que je me suis ennuyée sur ce fameux bateau et que je suis retombée dedans. Et pourtant, hier, j’ai porté des bas.
Au moment de la rédaction de ce texte, je suis en vacances à la montagne. À cette période, c’est un peu un pari sur la météo. Le nôtre est-il gagnant ? Nous avons eu une journée de beau temps. Froid, mais beau. Les autres jours étaient plutôt froids aussi, mais plus gris, plus humides. Pendant ce séjour, j’ai principalement porté un pantalon très pratique, avec plein de poches, mais surtout très estival. Donc en-dessous, pour rester dans des températures acceptables, j’ai porté des bas, vu que je déteste le caleçon long.
J’avais à ma disposition deux modèles de bas : des Capri 45 de Cervin, les bas 100% nylon les plus épais dont je dispose, ceux qui m’avaient accompagné avec bonheur en Islande (voir lien ci-dessus). Et des bas extensibles encore plus épais, à 70 deniers. À ce niveau, on ne parle plus de transparence. Mélange classique, nylon/élasthanne, rien que de très standard. Je ne les avais jamais mis, mais ce jour-là mes Capri n’étaient pas disponibles, j’ai donc essayé.
Porte-jarretelles : un de mes préférés, qu’est-ce qui pouvait mal se passer ?
Journée de beau temps, donc journée randonnée, nous nous sommes mis à la recherche d’un lac, au fond d’une vallée glacière, que nous n’avons jamais trouvé (je pense qu’il était derrière la dernière moraine que nous avons renoncé à escalader), des paysages magnifiques toutefois, saupoudrés d’une fine couche de neige (qui avait par endroits faisait des congères permettant à mon pied entier de s’enfoncer) et une très jolie promenade, bien qu’il se fut agi d’un simple aller-retour.

Mes bas, dans tout ça ? Ai-je eu froid ? Non, malgré le vent parfois mordant, rien à signaler de ce côté. Mais pour le reste, ça a été une très mauvaise journée : ils ont passé leur temps à glisser, à tirer vers le bas, j’ai eu en permanence l’impression que mon porte-jarretelles tombait, je profitais de chaque pause pour essayer tant bien que mal de me réajuster, sans grand succès. Un point de consolation : ma fille, qui portait un de ses collants de danse, avait le même problème, son collant, d’habitude tenu par le justaucorps avait des envies d’aller voir le sol de plus près.
Ce jour-là, c’est avec un véritable soulagement que j’ai enlevé mon porte-jarretelles une fois rentrés de la promenade. Avec à la clé une surprise : plutôt que tomber sur mes chevilles, mes bas se sont sagement arrêtés à mes mollets, faisant de passables chaussettes qui n’ont pas bougé plus que ça. C’est peut-être la façon dont j’utiliserai cette paire précise à l’avenir…?
En tout cas, cette journée m’a confirmée dans mon questionnement sur l’intérêt de ces bas extensibles : ils sont fragiles (bon, à cette épaisseur, ça va…), ils sont loin d’être confortables en soi, et ils transforment un très bon porte-jarretelles en instrument de torture. Honnêtement, en dehors de l’intérêt pour les fabricants et les vendeurs, qui ont besoin d’avoir moins de références (3 tailles en moyenne pour ces bas, quand il en faut 6 pour le nylon), je ne vois pas ce qu’ils apportent aux femmes qui les portent… mais sur ce point précis, j’avoue manquer d’expérience.

Petite nuance a posteriori : j’ai tout de même le défaut d’être assez grand. Je n’y peux rien, je suis comme ça, mais quand on en vient aux bas j’ai tendance à les pousser à leurs limites, étant dans le coin en bas à droite du tableau des tailles. Quand je suis dans ce tableau. J’imagine que pour une personne qui y est mieux située ça doit être un peu mieux. Autre chose que j’imagine, faute de matériel pour tester : ces bas tiendraient peut-être un peu mieux si je les maintenais avec quelque-chose de plus sérieux qu’un porte-jarretelles, comme une gaine bien montante ou une guêpière. À ce jour, la gaine que j’ai essayée ne m’a pas vraiment convaincu, et je n’ai pas de guêpière. Tant pis.
Un peu de physique
Quand le bas est sur la jambe, il est soumis naturellement à des forces qui visent à le faire tomber. La principale d’entre elles est la gravité, qui nous affecte tous. En second lieu vient son élasticité, qui tendra à lui faire reprendre sa forme originale. Le but du dispositif de maintien sera de compenser le plus confortablement possible ces deux forces, son travail sera d’autant plus facile que les forces à compenser seront faibles.
Dans le cas d’un bas nylon, l’élasticité est très faible : le bas est principalement soumis à la gravité. Un bas extensible est, lui, très élastique. Et il aura d’autant plus « envie » de reprendre sa forme initiale qu’il est épais. Avec mes bas 70Dn, je n’avais aucune chance !
La photo ci-dessus montre un bas nylon et un bas extensible de même taille côte à côte, elle est ancienne mais correspond bien à ce que je veux montrer.
La photo d'illustration du billet est une photo de Kuiyibo Campos partagée sur Pexels.com. Les photo incluses dans le billet sont des photos personnelles, celle de la montagne date de mon récent séjour là-haut et a été prise le même jour que celle que j'ai partagée ce dimanche, l'autre est presque aussi ancienne que ce site et doit sans doute se trouver sur un article de son premier mois d'existence.

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