Disons les choses comme elles sont : ce blog n’est pas un bout littéraire, c’est un blog sur les bas nylon, et si je parle de livres, ce sont des livres sur mon sujet de prédilection. Bon, le sujet en question semble s’être un peu éloigné dernièrement, les températures n’aident pas vraiment à porter des bas, encore moins sous mon pantalon, je me propose donc à travers cet article de vous présenter les quelques livres sur lesquels j’ai pu tomber pendant le dernier mois de juillet.
Le chat qui voulait sauver la bibliothèque
Sosuke Natsukawa, traduit du japonais par Jean-Baptiste Flamin
Livre acheté dans un supermarché.
Nanami Kosaki, treize ans, ne partage pas le même quotidien que ses camarades. Contrainte par son asthme à limiter ses mouvements et ses sorties, elle trouve refuge dans la bibliothèque de son village et se réconforte dans les livres, devenus ses meilleurs amis… jusqu’au jour où son quotidien se bouleverse complètement. Lors d’une de ses visites journalières, Nanami se rend compte que des ouvrages disparaissent des rayons de la bibliothèque, et il lui semble apercevoir un homme suspect, dont le comportement furtif ne lui dit rien qui vaille. Mais alors qu’elle se décide à le suivre, apparaît au milieu des livres un chat doué de parole nommé « le Tigre ». Loin de se laisser impressionner, les voici lancés en direction d’un mystérieux château de pierre pour découvrir où sont passés tous les livres. Mais Nanami et le Tigre parviendront-ils à relever les défis de l’aventure qui les attend ?
Un livre que je n’ai pas lâché une fois que je l’ai commencé, et que pourtant je n’ai pas vraiment aimé, la faute je pense à un adversaire à mon avis très mal nommé, et à une escalade dans le fantastique qui m’a laissé quelques part au bord du chemin : on a un livre qui nous dit vouloir critiquer notre monde moderne, mais qui pour ce faire construit un homme de paille dont je trouve qu’il manque de crédibilité. Est-ce que c’est parce-que c’est le deuxième de la série et que je n’ai pas lu le premier ? L’auteur y fait de temps en temps un petit clin d’œil, mais j’ai l’impression que cette lecture n’est pas indispensable…. Je lirai peut-être le premier, si je le trouve en médiathèque, mais je sais que je ne l’achèterai pas.
Après lecture, j’ai laissé ce livre dans une boîte à livres, j’espère qu’il trouvera des lecteurs plus faciles à convaincre que moi.
Premier de Cordée
Roger Frison-Roche
Livre acheté dans le cadre des lectures estivales de ma fille, que je lui ai piqué sans vergogne.
Pour ramener à bon port le corps de son père, foudroyé en pleine ascension, Pierre est prêt à braver tous les dangers. À Chamonix, les guides se mobilisent : Servettaz était le meilleur d’entre eux. La montagne est une redoutable tueuse, elle sélectionne impitoyablement ses victimes. Celles-ci le savent bien, elles qui la consomment comme une drogue et la portent dans leur sang. Une histoire qui parle de passion, de courage et de la solidarité des hommes.
Pas de fantastique ici, mais des histoires d’une époque où la Montagne, la vraie, n’était pas une question de suivre un chemin balisé, mais de savoir trouver son chemin dans les pierriers et les séracs, d’un temps où la survie du randonneur ou de l’alpiniste dépendait de son guide. Ce livre parle de ces hommes, des accidents qui, parfois, les frappaient durement, et de la lente reconstruction qui suivait parce-que grimper, pour eux, c’était plus qu’un métier, c’était une passion, un besoin vital. Et tant pis si la montagne a son prix et vient parfois l’exiger…
Je crois que pour celui-ci, il m’a fallu deux ou trois jours pour en venir à bout, ce qui serait presque long… et pourtant, j’ai adoré. Pas seulement parce-que c’est un livre que j’ai longtemps, dans mon enfance, vu sur l’accoudoir du fauteuil maternel — peu de livres peuvent se vanter de m’avoir marqués à ce point, même si à l’époque je n’avais pas l’idée de le lire. La description de la montagne m’a emmené sur les chemins, j’y ai vécu les voies, la météo, les sommets… aimant la randonnée, ayant quelques connaissances basiques sur le Massif du Mont Blanc — même si je n’y suis jamais allé bien haut —, j’ai adoré ce livre.
La fille du roi pirate
Tricia Levenseller, traduit de l’anglais par Pauline Vidal
Livre trouvé en version poche en boîte à livre, lu dans les transports en commun.
Alosa est la fille de Kalligan, Roi pirate qui règne (et terrorise) les mers. Son père décide de l’envoyer en mission pour enfin mettre la main sur une mystérieuse et très ancienne carte au trésor qui mènerait à des richesses incommensurables… Pour réussir son défi, la courageuse Alosa accepte de se laisser capturer par ses pires ennemis, s’offrant ainsi la possibilité d’infiltrer leur navire. Captive au milieu d’un impitoyable équipage de pirates cruels, Alosa sait pourtant que la fameuse carte est à portée de main. Le soir, au lieu de dormir, elle part en exploration du bateau. Très vite, son plus obstacle devient son ravisseur Riden, un intrépide lieutenant particulièrement intelligent, et surtout très séduisant… Mais la jeune femme a plus d’un tour dans son sac, et personne ne pourra arrêter la Fille du roi pirate !
L’Aventure, la Piraterie en mode Johnny Depp — peut-être un peu plus sanguinolente, le tout mené, pour changer, par une jeune femme, Alosa, la fille du “roi” des pirates, en mission pour son père. Cet été, ma fille m’a montré une petite vidéo qui s’amusait de l’habitude qu’auraient eue les pirates de la grande époque (si tant est qu’une telle époque ait pu exister) d’enterrer leurs trésors et de laisser des cartes pour les retrouver. En y réfléchissant un peu, c’est effectivement idiot… mais c’est pourtant un des thèmes de ce livre et il est plutôt bien géré. J’ai tout de même mis du temps à rentrer dans ce livre : schématiquement, pendant les deux premiers tiers, rien ne résiste à Alosa, elle manipule tout le monde et se joue de toutes les difficultés. Le dernier tiers est un peu plus difficile pour elle, les défis commencent à se corser, les manipulations qu’elle avait mises en place commencent à se retourner contre elle… ce qui est nécessaire pour que le récit devienne intéressant, avec l’arrivée d’un protagoniste imprévu.
Quelques points gênants ? L’âge des protagonistes principaux : elle a 17 ans, mais semble avoir plus ou moins tout vécu et avoir recruté à son âge un équipage (bien évidemment, 100% féminin) qui la suivrait en enfer, le principal personnage secondaire en a 20 et n’est pas loin d’être tout aussi parfait, même si évidemment lui vit dans l’ombre de son frère. La romance avec ce personnage secondaire en reste heureusement au statut d’ébauche tout gardant un peu d’ambiguïté sur sa réalité (est-il simplement manipulateur…? Elle, en tout cas, semble vraiment tenir à lui), même si parfois, elle part un peu plus loin que ce qui serait strictement nécessaire…
Frieren
Kanehito Yamada, Tsukasa Abe, traduit du japonais par Géraldine Oudin.
Bon, je triche, je parle d’une série en manga que j’ai commencée bien avant juillet, dont j’ai décidé de n’acheter qu’un tome par mois… tout en n’étant parfois pas toujours assez strict sur ce point1. Il s’agit d’une lecture commune avec ma fille, je me suis lancé dans l’achat parce-que notre médiathèque n’avait que les premiers tomes. La série est justement connue pour la qualité de son dessin, elle raconte l’histoire d’une Elfe qui, 80 ans après qu’elle a sauvé le monde avec un guerrier nain, un guerrier humain et un prêtre humain, décide en souvenir de ses compagnons humains, morts de vieillesse, d’essayer de comprendre ce qu’est l’humanité. Pour y arriver, elle va refaire l’itinéraire qu’elle avait fait avec ses comagnons lors de cette fameuse quête, tout en rencontrant au cours de son voyage de nouveaux compagnons.
Exemple typique : sur ce mois de juillet, j’ai acheté les tomes 5 et 6. Dans le tome 5, la petite équipe autour de Frieren se rend compte que sans un prêtre talentueux, ils risquent d’avoir du mal à affronter les dangers du voyage. Et un prêtre, justement, il y en a un, qu’il suffit de convaincre de les joindre…
Dans le tome 6, les deux mages de l’équipe, pour pouvoir poursuivre leur voyage, ont l’obligation d’être reconnues comme des mages de rang 1, vu qu’elles n’auront jamais les moyens d’en recruter un. La bonne nouvelle, c’est que l’examen pour atteindre ce rare rang a lieu dans quelques jours, la mauvaise, c’est que l’une d’entre elles devra arriver au bout des épreuves… qui peuvent être mortelles !
Fin des épreuves dans le tome 7, qui viendra (chez moi) en août !
15 tomes parus à ce jour en japonais et en français, je ne sais pas trop si la série est terminée ou non, je le saurai quand j’y serai… vers le printemps prochain, a priori !
Note de calendrier
Attention, si vous êtes en France ou, mieux, dans le nord de l’Espagne, si cet article sort bien le jour prévu (le 12 août 2026, à l’heure où je rédige), n’oubliez pas l’éclipse prévue pour ce soir, suivie par des Perséides (une pluie d’étoiles filantes) particulièrement prometteuse cette année, nouvelle Lune oblige. Plus d’informations ici, la couverture du disque solaire sera d’autant plus importante que vous serez au sud.
Photo d'illustration de l'article tirée de Pexels, il s'agit d'une photo par Pixabay.
- je suis assez doué pour trouver des excuses ! ↩︎

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