Créatrices !

Petite robe noire sur mannequin, par Chanel, 1958

Quand on se penche un peu sur l’Histoire de la mode au début du XXe siècle, une affirmation revient régulièrement : « Paul Poiret a libéré la femme du corset ». Et, selon la personne qui fait cette affirmation, elle est régulièrement suivie par la remarque suivante : « oui, enfin, il y avait aussi des couturières, mais on les a effacées et on ne parle que de Poiret parce-que c’était un homme ». La première phrase a peut-être un petit fond de vérité, mais elle tient peut-être surtout au génie marketing de Poiret, qui savait se mettre en scène et mettre en valeur ses créations. Pour la deuxième, elle démontre avant tout une méconnaissance totale de la haute couture. Et pourtant, en voyant les noms que je vais citer ici, je suis sûr que vous allez en reconnaître l’un ou l’autre…

Petite précision importante : concernant chacune des créatrices dont je vais parler je n’entrerai pas vraiment dans les détails dans cet article, je vais me limiter à des informations vraiment simples à trouver (type Wikipédia). Je pense que toutes mériteraient au-moins un article plus fouillé, donnez-moi le temps de me renseigner et je m’y mettrai peut-être. La haute couture parisienne était un monde vaste avant 1940, il y aurait largement de quoi écrire !

Sur Poiret

Si la notion de couturier star devait avoir une incarnation, elle a dû se faire dans Paul Poiret : il a réellement été l’un des créateurs les plus influents de la fin de la belle époque au début des années folles. Organisation de fêtes littéralement pharaoniques où le tout Paris se pressait, publication de catalogue de ses collections, collaboration avec des dessinateurs pour diffuser ses créations, invention du concept de parfum de couturier, il était clairement une personne qui comptait. Du moins, jusqu’à sa faillite à la fin des années 1920 — il allait décéder dans la rue, dans l’anonymat et le dénuement, oublié de ceux-là même qui avaient encensé ses fêtes, en 1944.

Il commença sa carrière dans la mode en tant que dessinateur chez Doucet en 1898, avant de passer chez Worth de 1901 à 1903. Cette année-là, il quitta Worth pour fonder sa propre maison. En 1906, en même temps que Madeleine Vionnet (alors chez Doucet), il proposa des robes fluides, qui, chose impensable jusqu’à là, s’appuyaient sur les formes naturelles de celles qui les portaient et non plus sur celles obtenues avec un corset. Sa première ambassadrice fut Réjane, qui était à l’époque l’égale en notoriété de Sarah Bernhardt et a mis son influence à son service. Celle-ci fut suivie dans ce rôle par l’épouse de Poiret.

En pratique, si les créations de Poiret ne s’appuyaient plus le corset, il me semble optimiste de dire qu’il a « libéré » les femmes. D’une part parce-que le mouvement était déjà lancé et aurait pu se passer de lui, et puis bon, on en parle, de sa jupe dite à juste titre « entravée1 » ? Et d’autre part parce-qu’il se présente comme l’inventeur de la gaine, certes plus légère que le corset mais qui continuait à construire une silhouette — sur ce plan, Herminie Cadolle, une femme dont je ne parlerai pas plus ici, est allée bien plus loin que lui en inventant (réellement) un corset très léger, conçu juste pour maintenir la poitrine, qu’on a appelé « soutien-gorge ». Inventé en 1889, quand Poiret avait 10 ans, 14 ans avant qu’il n’ouvre sa maison.

Les sœurs Callot

Négligé, 1898/1902.

Quatre sœurs, nées au milieu du XIXe siècle — entre 1856 et 1867 — d’un père antiquaire, peintre, commerçant de dentelles, ça semble assez confus. Leur mère était une dentelière originaire du Puy, leur père était originaire d’Alençon, les sœurs étaient prédestinées à travailler avec la dentelle. Elles commencèrent leur vie professionnelle en travaillant dans la boutique familiale que Marie, l’aînée, reprit en 1878. Elle devint couturière en 1891, puis entra comme première d’atelier entre 1894 et 1896 chez Raudnitz2. En 1896, elle rejoignit ses sœurs Marthe et Régina qui avaient fondé l’année précédente la maison Callot Sœurs. En 1897, Joséphine, la plus jeune des quatre, se suicida. Les rôles dans la maison deviendraient donc les suivants : Marie à la couture, Marthe3 et Régina à la gestion.

Robe d’après-midi, 1913

Leurs premières créations étaient avant tout de la lingerie et des chemisiers, décorés de dentelles et de rubans anciens. Selon un article de La Gazette du Bon Ton de 1924, la maison Callot « cherchait toujours à mettre en valeur, par des robes harmonieuses, toutes les grâces de la femme, la ligne de son corps », ajoutant qu’elle fut « l’initiatrice de la sensualité dans la mode, comme Renoir en fut l’initiateur en peinture ». Leurs robes, leurs costumes s’appuyaient sur les lignes naturelles de leurs clientes, ayant très tôt abandonné le corset.

Pourquoi sont-elles moins connues que Paul Poiret ? Parce-que contrairement à lui, elles ne cherchaient pas à faire de publicité, elles préféraient la discrétion du bouche à oreilles et voir leurs modèles portés par une clientèle fortunée qui leur faisait elle-même toute la publicité dont elles avaient besoin : Victoire-Eugénie, reine d’Espagne, la baronne de Rothschild, les dames de la famille Rockefeller… Consécration ultime : elles sont citées comme une des grandes maisons de couture par Proust dans sa Recherche du Temps Perdu, à côté de Paquin, Doucet et Chéruit.

Dernier point que je veux mentionner ici : elles ont embauché comme première couturière au début du nouveau siècle une petite dame prometteuse : Madeleine Vionnet. Celle-ci allait travailler chez elles jusqu’en 1906.

Robe en laine et soie, brodée de fil métallique, 1924.

La maison Callot, reprise par un des fils de Marie, allait être vendue en 1937 et perdurer jusqu’en 1953, mais sans sortir de collection majeure après 1939, la crise économique de la fin des années folle lui ayant causé beaucoup de torts. La marque a été reprise par la famille Lummen en 1988.

Madeleine Vionnet

Madeleine Vionnet, 1938. Organdi de soie imprimé. Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Madeleine Vionnet est née en 1876. Elle commença à apprendre la couture chez une voisine couturière à 12 ans, et entra comme apprentie chez le couturier Vincent, rue de la Paix, en 1890. Mariée en 1894 (à 18 ans), elle donna naissance à une fille qui mourut en bas âge. Suite à cet événement, elle quitta son travail, son mari, son pays et partit à Londres et alla y apprendre des techniques de couture anglaises… et des techniques de copie. Elle revint à Paris en 1900, entra chez les sœurs Callot comme première en 1901, elle y resta jusqu’en 1905 avant de partir chez Jacques Doucet4. En 1912, devant le succès de ses créations pour Doucet, elle décida de prendre son indépendance et de créer sa propre maison. Celle-ci sera active jusqu’en 1939, quand elle décida de la fermer à cause de la guerre.

Madeleine Vionnet dira de son apprentissage chez les sœurs Callot :

Grâce aux sœurs Callot, j’ai pu faire des Rolls-Royce. Sans elles j’aurais fait des Ford.

L’avis de Marie Callot sur Madeleine Vionnet était plus… mitigé, et peut-être empreint d’une petite pointe de jalousie. Elle était connue pour sa maîtrise du drapé et sa technique de la coupe en biais5, qui donnait à ses vêtements un tombé unique. Pour faire face à la demande et réduire les soucis liés à la contrefaçon de ses modèles, elle ouvrit des filiales aux États-Unis, notamment sur la 5e Avenue à New York, où elle vendit d’abord des modèles demi-couture avant de proposer du prêt à porter inspiré de ses créations. Son influence, profonde et durable, va toucher de manière consciente ou inconsciente tous les créateurs qui arriveront après elle.

Two women in 1920s fashion wearing long, flowing dresses with floral patterns, standing on pillows

Jeanne Lanvin

Née en 1867, Jeanne Lanvin a elle aussi commencé à travailler tôt6, à 13 ans, dans une boutique de chapeaux. En 1885, après un voyage à Barcelone, elle ouvrit sa première boutique où elle vendait principalement des chapeaux. En 1897, elle donna naissance à une petite fille, pour laquelle elle confectionna des robes. Celles-ci lui inspirèrent des collections pour enfants qui marchèrent tellement bien qu’en 1909, elle allait lancer ses premières collections pour femme. Elle figurait à l’Annuaire de la Mode française, qui réunissait l’ensemble des principaux créateurs, depuis 1901, et devint membre de la Chambre Syndicale de la Haute Couture en 1909.

Jeanne Lanvin était connue pour son goût des couleurs : bleu Lanvin, rose Polignac et vert Vélasquez étaient des classiques de la maison, à tel point qu’en 1923, elle fonda ses propres ateliers de teinture à Nanterre. Dans les années 1920, la maison Lanvin se diversifia de manière importante : parfumerie, décoration, collections pour hommes.

La maison Lanvin a plusieurs fois changé de mains, mais n’a jamais été mise en pause. Elle est à ce jour la plus ancienne maison de haute couture de la place de Paris, bien qu’elle appartienne maintenant à une maison-mère chinoise.

Gabrielle Chanel

Est-il utile de présenter Gabrielle, dite Coco Chanel ? Si on ne devait utiliser qu’un mot pour la décrire, ça serait : « simplicité ». Simplicité de la petite robe noire, du tailleur en jersey, présence de véritables poches dans ses créations pour femmes — son influence sur ce point semble avoir malheureusement été limitée…

Comme Jeanne Lanvin, Gabrielle Chanel commença par une chapellerie ouverte à Paris en 1910, avant de se diversifier dans la mode. D’abord masculine, puis après-guerre dans la création pour les femmes. Avec un succès retentissant : des coupes simples et fonctionnelles, des vêtements faciles à porter, pour tous les jours, des tissus confortables, rehaussés de petits détails : un bouton doré, un bijou fantaisie, un peu de parfum (son flacon iconique encore en 2026, le N°5, a 105 ans cette année). Elle allait fermer sa maison en 1939 pour la rouvrir en 1954 et ne plus la quitter jusqu’à son décès.

La maison Chanel est, aujourd’hui encore, dirigée par les descendants des associés de Coco Chanel dans la branche parfums de l’entreprise.

En conclusion

Pour conclure sur ce sujet, je crois que le mieux est que je reprenne les mots de Christian Dior, tels que repris sur la page Wikipédia consacrée à Madeleine Vionnet :

Ce furent Madeleine Vionnet et Jeanne Lanvin qui transformèrent la profession de couturier en bâtissant de leurs propres mains et de leurs ciseaux les modèles de leurs collections. La robe devint alors un tout ; jupe et corsage obéirent au même principe de coupe. Dans ce domaine, personne n’est jamais allé aussi loin que Madeleine Vionnet. Elle avait le génie de l’emploi du tissu et inventa la coupe en biais qui devait mouler souplement les femmes d’entre les deux guerres. Désormais les robes purent se passer des garnitures 1900 et des motifs décoratifs de Poiret. La coupe seule importait ; le reste devenait superflu. Ainsi s’ouvrit le règne des grandes couturières. Parmi elles s’isola, domina et régna mademoiselle Chanel qui se vantait de ne pas savoir tenir une aiguille. Mais elle avait le style, l’élégance, une grande autorité dans sa personne comme dans son goût. Pour des raisons différentes, Madeleine Vionnet et elle peuvent être considérées comme les créatrices de la mode moderne.

Où est l’effacement des femmes dans cet avis donné par un homme…?

Une nuance importante : au moment de rédiger cet article je suis passé dans une Fnac, dans l’idée de voir ce qui est disponible sur ces créatrices. Sur les sœurs Callot ou Madeleine Vionnet, il n’y a rien du tout. Jeanne Lanvin a quelques livres à son nom, par contre Chanel occupe une très grosse partie de la place en rayon. Ça peut être Chanel par Gabrielle ou par Karl, je n’ai pas examiné chacun de ces livres en détail. Après Chanel : Givenchy et Dior. Puis d’autres personnes : Tom Ford, Vivienne Westwood, Elsa Shiaparelli (que j’avais envisagé d’évoquer ici). Dans les rayons de cette Fnac, rien sur Poiret non plus. Peut-être objecterez-vous : « C’était sans doute une petite Fnac ! »… la Fnac des Halles à Paris ne me semble pas correspondre à la définition du mot « petite ».

J’ai consulté un livre publié dans les années 90 aux éditions Larousse et que j’ai eu l’indélicatesse d’emprunter à long terme à mon père : Les grands événements de l’Histoire des Femmes, sous la direction de Jacques Marseille et de Nadeije Laneyrie-Dagen. J’avais déjà noté quelques imprécisions dans le texte de ce livre, je ne saurais plus vous dire dans quel domaine précis, mais là, ce n’est pas mal. Je cite, dans un encart titré « De la crinoline à la culotte » : « Mais le changement principal réside dans la libération du buste féminin. À partir de 1900 environ, les pouvoirs publics, soutenus par les médecins, mènent campagne contre le port du corset7 […]. Bientôt, de grands couturiers suivent le mouvement : en 1906, Paul Poiret crée des robes à taille haute et jupe fluide, sous lesquelles les femmes portent un léger pantalon et un soutien-gorge […]. »
Effacée, Madeleine Vionnet. Ignorées, les sœurs Callot, il n’y en a ici que pour Poiret. Parce-qu’il était un homme…? Ou peut-être, plus simplement, parce-qu’il a travaillé de son vivant à construire sa légende…?
Par souci de justesse, le même livre consacre une double page à Chanel un peu plus loin, et mentionne quelques autres créatrices, dont Vionnet et Lanvin.

Les images illustrant cet article sont la raison de sa parution tardive, il m'a fallu un peu de temps pour en trouver dans les bibliothèques publiques. Elles proviennent des sources suivantes : Wikimedia Commons, Gallica ou le Palais Galliera à travers la base POP du Ministère de la Culture, pour les photos des robes de Vionnet et Lanvin. Dans Gallica, je me suis surtout intéressé au journal Les Élégances parisiennes, dont les numéros de 1917 et 1918 sont disponibles.
La photo en chapô est une photo d'une robe Chanel de 1958, tirée de Wikimédia Commons.

Références

Outre la page wikipédia consacrée à chacune des créatrices, j’ai utilisé les références suivantes :

  1. qui irait imaginer qu’une femme pût avoir besoin de courir, n’est-ce pas ! ↩︎
  2. une autre maison dont il faudra que je parle, visiblement. ↩︎
  3. Marthe est, au passage, l’arrière-arrière grand-mère de l’actrice Isabelle Hupert. ↩︎
  4. qui avait aussi formé… Paul Poiret. ↩︎
  5. j’avoue que ma maîtrise de la couture est vraiment trop faible pour que je puisse expliquer précisément à quoi ça correspond. ↩︎
  6. par rapport à nos standards. ↩︎
  7. il faudra que je ressorte quelques articles, j’en ai dans mes archives. Mais la personne curieuse du sujet pourra lire avec profit mon article sur les controverses liées au corset, et les sources que j’y donne. ↩︎


9 réponses à « Créatrices ! »

  1. Article très intéressant ! Il est vrai que les femmes étaient reléguées souvent au second rang, voire au troisième.

    Bien sûr, j’étais fan de Coco Chanel et de ses créations. Un jour, je suis passée devant son magasin rue Cambon, sans entrer…

    Il y a une autre femme, qui était spécialiste des drapés et dont j’aimais beaucoup les robes, c’est Madame Grès. Mais elle était un peu plus jeune que celles citées dans ton post.

    Bien sûr, on a occulté toutes les petites mains, toutes ces couturières qui cousaient tous les modèles de haute-couture à la main… elles étaient et sont de vraies artistes, elles aussi.

    1. Justement, j’ai essayé de montrer à travers cet article que contrairement à une idée reçue finalement très contemporaine, les femmes n’étaient pas reléguées à l’arrière plan : leur rôle était fondamental, en amenant certaines à créer leurs maisons. Et ce n’était pas pour faire de la figuration, bien au contraire ! Et même quand on regarde les grands créateurs masculins, Poiret ou Courrèges ont dû une bonne part de leur succès à leurs épouses respectives, je crois d’ailleurs de Courrèges a finalement associé son épouse à son entreprise. Il faudra aussi que j’aille voir dans cette direction. Après, la mode, surtout la haute couture, est un domaine assez particulier, qui est un domaine d’émancipation féminine depuis le milieu du XIXe siècle. Ne dit-on pas qu’une des raisons pour lesquelles nombre de messieurs par ailleurs très bien introduits auraient initié une cabale contre le port du corset est que ces dames auraient eu l’audace de discuter politique dans les salons des corsetières…?

      Concernant madame Grès, je pense avoir vu passer son nom dans le cours de mes recherches, peut-être dans les photos mises à disposition par le Palais Galliera. J’ai choisi de ne pas la mentionner, elle a commencé son activité un peu après la période qui m’intéressait — l’aube du XXe siècle, de la Belle Époque à l’immédiat après-guerre. Mais il est clair que la liste des femmes ayant fondé et / ou dirigé une grande maison de couture est loin de se limiter à ces 4, j’en ai évoqué quelques autres dans l’article.

      Quant aux couturières, loin de la tête d’affiche, ce sont elles qui faisaient le gros du travail, après tout, Coco Chanel affirmait elle-même ne pas savoir tenir une aiguille, elle avait bien besoin de mains habiles pour donner forme à ses idées ! Je te rejoins dans la louange de leurs qualités, leur savoir-faire est d’autant plus précieux qu’il est irremplaçable !

  2. Un article passionnant à déguster petit à petit. Les illustrations sont un régal pour les yeux. La domination masculine s’appuie toujours sur l’efficacité des ouvrières douées dont le génie manque d’esprit de compétition.

    1. Merci !
      En l’occurrence, je crois que pour les exemples que j’ai présenté ici, on peut clairement parler de femmes fortes, qui n’avaient pas besoin d’un homme pour briller. Leur vie sentimentale en témoigne, d’ailleurs, avec une belle variété.

  3. Pour « la coupe en biais » attrape un torchon ou une serviette par l’un de ses coins et constat combien le tissu forme des plis sur les côtés et prend ensuite le tissu à deux mains d’un des quatre côtés et constate comme le pan reste uniformément plat. (Ton article est un bonheur pour qui a cousu ses vêtements peu ou prou !)

    1. Merci pour le tuto, je pense que je verrai mieux quand je m’y mettrai un peu plus sérieusement, j’ai des commandes pour des robes ou des tabliers, mais pour l’instant, je me contente de… chouchous, pour attacher les cheveux de mes dames. C’est beaucoup plus simple !

      1. Si tu as une seconde à perdre au nom de l’amitié, supprime, s’il te plaît, les accents qui ont transformé mes présents de l’indicatif en participes passés. L’AI, cette ignare, n’en fait qu’à sa tête et pour peu qu’on soit distrait par une interpellation de dernière seconde, on clique sans re-re-revérifier! Merci par avance.

      2. Aucun problème, c’est un souci classique !

      3. Plus l’époque avance en progrès… et plus le quotidien recule dans ses pratiques effets !

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